Himalaya Pathways est actuellement une initiative de recherche et d'exploration. Aucun programme de recrutement n'est actuellement en cours.

FAQ

Questions fréquentes

« Ce projet avance avec ceux qui le questionnent autant qu'avec ceux qui le soutiennent. Voici les questions qu'on nous pose le plus souvent — sans détour sur ce qui reste encore à vérifier. »
Darjeeling, Himalaya oriental Darjeeling, Himalaya oriental — photographie d'illustration

Sur le fond

Pourquoi ce projet, sous cette forme

Pourquoi l'Himalaya oriental indien ?
« Une infrastructure de formation infirmière déjà opérationnelle, un héritage anglophone documenté depuis la période coloniale, et une niche internationale encore inoccupée à ce jour — voir la page Notre approche pour le détail des précédents étudiés (Japon, Allemagne, Israël). »
Pourquoi la France rurale plutôt qu'urbaine ?
« Les zones rurales concentrent aujourd'hui les besoins les plus criants en personnel du soin, mais aussi des ressources sous-exploitées — logements vacants, dispositifs publics de revitalisation. Dans une grande métropole, l'arrivée de quelques professionnelles est statistiquement invisible ; dans une commune rurale, elle peut avoir un effet local mesurable. Voir la page Territoires ruraux pour le détail. »
Pourquoi le secteur du soin spécifiquement ?
« C'est le secteur où la pénurie française est la plus documentée et la plus structurelle : 150 000 à 200 000 emplois manquants d'ici 2050 (DREES), 70 % des structures d'aide à domicile confrontées à des départs de personnel en 2022 (baromètre UNA/OpinionWay), et seulement 3 % d'infirmiers formés à l'étranger contre 8,8 % en moyenne OCDE — un écart net avec les autres secteurs. »
Pourquoi ne pas recruter des Français ou des Européens ?
« Le projet ne se substitue pas aux efforts de recrutement national, il les complète. La France recrute aujourd'hui très peu à l'international dans le soin — 3 % d'infirmiers formés à l'étranger, contre 8,8 % en moyenne dans les pays de l'OCDE — alors que le besoin national reste largement supérieur à l'offre domestique. »
Pourquoi des candidat·e·s accepteraient-ils/elles de venir travailler en France ?
« Des jeunes femmes qualifiées de la région s'engagent déjà dans des trajectoires de mobilité nationale et internationale, faute de perspectives locales suffisantes — ce n'est pas une hypothèse de notre part, c'est un mouvement déjà observé. Reste à vérifier, sur le terrain, si une trajectoire vers la France rurale est concrètement attractive une fois les conditions détaillées : c'est précisément l'objet de la Phase 2 en cours. »
Himalaya Pathways concerne-t-il aussi l'aide à domicile ?
« Oui. Les premiers travaux de terrain conduisent Himalaya Pathways à étudier deux piliers complémentaires du care rural : les établissements et le domicile structuré. Le projet examine notamment les SAAD prestataires, les ADMR, les SSIAD, les CCAS/CIAS et les autres services disposant d'un encadrement professionnel identifiable. »
Comment protéger une candidate travaillant au domicile de particuliers ?
« Un partenariat ne pourrait être envisagé que dans un cadre offrant une situation contractuelle stable, des heures suffisantes, une supervision identifiable, une continuité de revenu, une organisation réaliste des déplacements et une procédure claire en cas de difficulté ou d'interruption d'une mission. Nous employons ici le féminin car les postes au domicile privé impliquent une proximité intime avec la personne aidée (toilette, habillage), pour laquelle le choix du genre du professionnel est souvent déterminant — comme dans des dispositifs comparables à l'international. Cette considération ne s'applique pas aux postes en établissement, ouverts à tout candidat qualifié. »
Himalaya Pathways propose-t-il quelque chose d'entièrement inédit pour la région ?
« Non. Le gouvernement de l'État indien du Sikkim (situé dans l'Himalaya oriental) a déjà accompagné des infirmières dans un parcours comprenant une préparation linguistique et un placement professionnel en Allemagne. Himalaya Pathways étudie attentivement ce précédent régional. Le contexte juridique, linguistique et professionnel français étant différent, aucune transposition directe ne peut toutefois être présumée. » Découvrir le précédent Sikkim–Allemagne →

Aspects pratiques

Financement, langue, mobilité

Qui financerait la formation des candidat·e·s ?
« Un garde-fou est déjà posé : aucun frais de recrutement ne doit être à la charge des candidat·e·s. L'étude économique du Livre blanc explore différents scénarios de financement — employeurs, institutions, financement public — à 5, 10 et 20 candidat·e·s, mais aucun montage n'est arrêté à ce stade. »
Qui financerait le logement ?
« C'est l'une des pistes explorées avec les territoires ruraux eux-mêmes : logements vacants (37 % de la vacance résidentielle française y est concentrée) et dispositifs publics de revitalisation existants. Rien n'est encore engagé — cela dépendra des partenariats locaux noués en Phase 3. »
Qu'en est-il de la langue française ?
« La préparation linguistique fait partie intégrante du parcours envisagé — c'est l'étape 2 du parcours en 5 étapes, avant même la formation professionnelle. Le niveau exact requis et la durée de cette préparation restent à définir avec un partenaire linguistique, une des priorités de la Phase 3. »
Qu'en est-il du permis de conduire ?
« Un point identifié comme important, en particulier en zone rurale peu dense où les temps d'accès aux services sont 2 à 3 fois plus longs qu'en zone urbaine. Le cadre juridique et pratique — dont la question du permis de conduire — est traité dans le Livre blanc (section 4), mais reste à préciser au cas par cas selon les territoires d'accueil. »

Le projet, aujourd'hui

Où ça en est, concrètement

Le projet est-il déjà opérationnel ? Pouvez-vous m'envoyer un profil ?
« Non. Nous sommes en phase de collecte de données (Phase 2). Aucun·e candidat·e n'est aujourd'hui disponible pour un placement. Nous cherchons à comprendre précisément vos besoins avant d'aller plus loin. »
Est-ce un projet d'immigration de masse ?
« Non. Le projet explore la possibilité de petits groupes — cinq, puis dix candidat·e·s dans un premier temps — pas un dispositif de recrutement à grande échelle. »
Qui finance le projet aujourd'hui ?
« À ce stade exploratoire, le projet est porté sans financement institutionnel engagé. L'étude économique complète, avec les pistes de financement envisagées, est détaillée dans le Livre blanc. »
Comment puis-je participer si je suis élu, EHPAD ou partenaire institutionnel ?
« Rendez-vous sur la page Participer — quelques questions rapides suffisent pour commencer l'échange, sans aucun engagement de votre part. » Participer →